Document unique d'évaluation des risques
Description
Le Document Unique d'Évaluation des Risques (DUER) est obligatoire dès le 1er salarié, car les employeurs doivent assurer la santé et la sécurité de leurs employés.
Conformément à la nouvelle réglementation, en vigueur depuis le 31 mars 2022, articulée autour de l'article L. 4121-3-1 du Code du travail, chaque employeur doit transcrire et mettre à jour les résultats de l'évaluation des risques au sein de ce document.
Outil essentiel pour les entreprises,, le DUER permet :
La version récente du document est préremplie, ce qui facilite son utilisation. Elle comprend :
Dans le cadre de l'évaluation des risques, il est nécessaire de qualifier l'intensité de l'exposition au risque, de 1 à 4 :
Il est également crucial de documenter les mesures de sécurité déjà en place et de planifier des actions pour les trimestres à venir. Si l'entreprise comprend plusieurs services distincts, une évaluation des risques doit être réalisée pour chaque unité de travail.
Le document est disponible en format pratique de 32 x 25 cm avec 56 pages numérotées, permettant une documentation claire et structurée. Des versions préremplies spécifiques sont également disponibles pour diverses professions telles que les métiers de bouche, la pharmacie, les garages automobiles, les métiers de la coiffure et de l'esthétique, ainsi que pour les chantiers et le bâtiment.
Cette approche structurée et réglementée assure non seulement la conformité légale mais contribue également à un environnement de travail plus sûr et plus sain pour tous les employés.
Commencez par identifier chaque poste de travail présent dans votre entreprise, puis listez les situations dangereuses possibles (chute, bruit, produits chimiques, manutention…). Le document prérempli sert de guide : vous n’avez qu’à adapter les risques à votre activité réelle.
Ensuite, attribuez un niveau d’exposition et notez les protections existantes, puis planifiez des actions d’amélioration (exemple : ajouter une formation ou un équipement de protection). Cela évite d’oublier des points importants lors de la première mise en place.
Oui, car la structure est générique : elle recense les risques professionnels les plus courants. Vous devez simplement supprimer les situations non concernées et compléter celles spécifiques à votre métier.
Pour des activités particulières (atelier, restauration, soins, chantier…), il est recommandé d’ajouter des annexes internes (photos de postes, fiches produits, consignes internes) afin de personnaliser l’évaluation.
Il doit être mis à jour dès qu’un changement impacte la sécurité : nouveau matériel, nouveau produit, réorganisation ou accident du travail. En pratique, beaucoup d’entreprises font un contrôle annuel pour rester à jour.
Il est aussi conseillé de réviser une section après toute modification importante (exemple : embauche, travaux ou déménagement) afin que l’évaluation reste pertinente.
Présentez-le comme un registre vivant : les évaluations doivent être complétées et les actions datées. Les contrôleurs vérifient surtout la cohérence entre vos risques réels et vos mesures de prévention.
Pour faciliter la lecture, vous pouvez joindre des preuves : photos, fiches techniques ou attestations de formation (cela montre que la prévention est réellement appliquée).
Oui, mais chaque service doit avoir sa propre évaluation. Par exemple : bureau administratif, atelier et zone de stockage doivent être traités séparément.
Il est conseillé de créer une section distincte par unité de travail (chaque équipe ou zone avec des risques différents) pour éviter les oublis et rendre la prévention plus claire.
Le document seul n’est qu’un outil : son efficacité dépend des actions décidées après l’analyse. Il permet surtout d’identifier les priorités et d’organiser la prévention.
Pour être utile, vous devez suivre les mesures prévues (formation, affichage de consignes, équipements, organisation du travail) et vérifier régulièrement leur efficacité.
Une formation complète n’est pas obligatoire, mais une explication est fortement recommandée. Les salariés doivent connaître les risques de leur poste et les règles associées.
Un briefing sécurité ou une réunion d’équipe suffit souvent (présenter les risques principaux et les bons gestes) pour que le document devienne réellement utile au quotidien.
Il doit rester accessible aux salariés et aux représentants du personnel tout en étant protégé contre la perte. Le plus courant est de le garder dans un classeur dédié dans un bureau administratif.
Il est conseillé d’en faire une copie numérique (scan ou sauvegarde interne) afin d’éviter toute disparition et de faciliter les mises à jour.
Articles associés